Histoire |
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| Analyse
des formes d’engagement des intellectuels français. par
Zhu Xiaohan, Université de Pékin
Depuis
1998, je suis spécialisé dans l’étude de l’histoire
de la France au vingtième siècle. Actuellement doctorant
en deuxième année, mon sujet de recherche s’intitule
“ Analyse des formes d’engagement des intellectuels français——les
cas de Aron, Sartre et Foucault”. Y a-t-il une singularité
française ? Pour répondre à cette question, il est
indispensable de s’intéresser au rôle et à la
place des intellectuels. Depuis l’affaire Dreyfus, qui marque l’entrée
de la France dans le vingtième siècle, et la « naissance
» de la catégorie « intellectuels », jusqu’au
début des années 1980, qui voient la disparition de Sartre,
Aron, et Foucault, les intellectuels français ont exercé
une grande influence dans leur société. Aucun autre pays
n’a vu un tel rôle dévolu à des hommes de culture
ou de science. En France, depuis la fin des années 1980, les interrogations
sur la crise et la « fin des intellectuels » ont suscité
dans le champ historique français un nombre important de recherches
sur les formes d’engagement des intellectuels français [Sirinelli,
Winock, Ory, Julliard, Nora, Le Goff , Charle, Mandrou…]. Ces travaux
d’historiens français posent plusieurs interrogations : si
la naissance des intellectuels français est souvent datée
de l’affaire Dreyfus, ne peut-on cependant dégager une tradition
d’engagement intellectuel plus ancienne, présente dès
l’Ancien Régime ? Quelles sont les différentes formes
d’engagement des intellectuels français ? Dans l’histoire
française, quelles conséquences ont eu ces différentes
formes d’engagement ? Si l’on insiste en général
sur les effets positifs de l’intervention des intellectuels dans
la société, ne faut-il pas également s’interroger
sur les insuffisances, les manques de ce modèle d’intervention
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